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L'histoire de Paul Ygone, RP by Decagone !

 
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Decagone


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PostPosted: Sun 3 Mar - 01:39 (2013)    Post subject: L'histoire de Paul Ygone, RP by Decagone ! Reply with quote

L'histoire de Paul Ygone



Chapitre 1 : Le mendiant




Paul Ygone habitait dans la majestueuse cité de Bonta. Cette ville était connue de tous les habitants du monde des Douze et seuls quelques rares ermites ou paysans arriérés ne s'y étaient jamais aventurés. On y trouvait des touristes du monde entier mais également des travailleurs, dont les meilleurs artisans du globe. C'était aussi la ville des affaires. Tous les grands marchands installaient leurs étals pleins d'objets en tous genres. Les coffres de la banque de Bonta débordaient d'or mais était mieux gardée que la milice ou même que le château d'Amakna, où résidait pourtant le roi Allister. Bonta était une ville vivante. On ne pouvait s'y ennuyer. Les flux de populations étaient impressionnants. Pour se rendre à un hôtel de vente, il fallait se battre, et c'était pire pour obtenir l'objet que l'on convoitait. Paul faisait partie de la population de Bonta qui y vivait à l'année. L'été, il y faisait bon vivre, le soleil était de sortie et on appréciait le moindre recoin d'ombre. Cependant les hivers eux étaient souvent rudes. La neige s'abattait souvent sur la ville, bien plus morte et désertée des touristes durant la saison froide. C'était cette période que Paul redoutait le plus. Il n'avait pas de foyer. Il était mendiant. C'était pourtant un fier écaflip, grand et musclé, avec une aptitude certaine au travail mais il avait choisi de vivre dans la rue pour vivre de sa passion. Celle-ci lui prenait tout son temps et ne lui permettait pas de travailler. Il était musicien. Il passait tout son temps à écrire des ballades pour conter les aventures des grands guerriers, pour louer la bravoure de la milice bontarienne ou encore pour faire chavirer le coeur des dames. Mais dans le monde où il vivait, il n'y avait pas de place pour les artistes. Tout devait aller vite, tout n'était que temps et argent. La population du monde des Douze n'avaient que ces mots-là à la bouche, auxquels s'alliaient “productivité” mais surtout “crise” et “famine”. Les gens ne prenaient plus le temps de vivre, d'apprécier la beauté du quotidien, la beauté de la nature qui les entourait. Celle-ci n'était devenu qu'un moyen, une source d'énergie et de revenus. Cette mentalité attristait beaucoup Paul qui rêvait d'un monde où tout le monde pourrait vivre en paix et en totale harmonie avec les autres et la nature. C'est pourquoi il avait choisi de se consacrer uniquement à son art et de ne pas entrer dans un système qu'il n'approuvait pas. Mais l'hiver, malgré sa fourrure, le froid le rongeait jusqu'aux os. Il errait de taverne en taverne en dépensant le peu de recette de sa mendicité dans des boissons chaudes. Mais la plupart du temps, il se faisait expulser car il y restait trop longtemps et que son odeur dérangeait les autres clients. Il s'en retournait donc à son “territoire”, près du quartier des poissoniers, où sa puanteur se mêlait à celle du poisson. Il fouillait les poubelles pour se nourrir. L'avantage de ce quartier, c'est que les marchands ne vendaient que du poisson frais. Il pouvait donc retrouver des fruits d'une pêche datant de deux ou trois jours seulement. Cela faisait maintenant sept hivers que Paul vivait ainsi. Depuis, il avait rencontré d'autres mendiants comme lui. Il en avait d'ailleurs vu plusieurs mourir pendant les nuits glaciales du mois de javian. Leurs corps étaient ramassés le matin par les patrouilles et jetés dans les fosses communes avant que la ville ne se réveille. La loi de la rue était dure. C'était comme la loi de la jungle ou la loi du plus fort. En pire. Il s'était allié avec deux autres clochards de son quartier, Baroc et Liam. Seul, il ne serait déjà plus de ce monde. La guerre entre mendiants était impitoyable. Certains se faisaient assassiner par les autres dans la nuit, pour se faire voler leur territoire et le peu de biens qu'ils possédaient. Ainsi, on retrouvait des cadavres tous les matins, pour quelques kamas. La vie devenait de plus en plus chère et bientôt, la mendicité ne suffirait plus à combler la faim de Paul. Le pain au blé complet pointait presque à 5 kamas. Même l'eau du puit était devenue payante, et il était donc obligé de s'abreuver à la rivière qui traversait Bonta, et où toutes les eaux usées étaient déversées. L'hiver passa et Paul survécu. Baroc et Liam, ses deux acolytes avaient aussi réussi à résister au froid et aux intempéries. La saison chaude était de retour. Bientôt, les touristes arriveraient et peuplerait la ville, lui redonnant son charme et son dynamisme. Les trois compères récoltaient bien plus d'argent durant l'été. D'une part, le nombre décuplé d'habitants jouait un grand rôle, mais surtout, ils pouvaient exercer leurs activités. Paul, durant la journée, jouait du luth et chantait ses compositions. Cela plaisait beaucoup au public, qui était plutôt généreux. Le soir, il rejoignait Baroc et Liam et s'installaient tous trois sur une place. Ils allumaient des troches pour s'éclairer et commençaient un numéro. En effet, comme tout écaflip qui se respecte, Paul était d'une agilité hors norme. Les deux autres avaient un passé de saltimbanques. Ils faisaient donc un numéro d'acrobaties à trois, très prisé de la population, qui formait un grand cercle autour des trois compères pour les admirer. Le spectacle terminé, ils se partageaient les gains et finissaient leur soirée dans une taverne des environs. Après avoir bu quelques bières, ils retournaient chacun à leur petit coin pour sommeiller quelques heures avant que les activités reprennent en ville. C'était le quotidien des trois amis mais aussi de dizaines d'autres mendiants qui peuplaient Bonta.
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PostPosted: Sun 3 Mar - 03:18 (2013)    Post subject: L'histoire de Paul Ygone, RP by Decagone ! Reply with quote

A suivre très bientôt..
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PostPosted: Mon 4 Mar - 10:37 (2013)    Post subject: L'histoire de Paul Ygone, RP by Decagone ! Reply with quote

Tu l'as écrit tout seul ou c'est du C/C ?

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PostPosted: Mon 4 Mar - 11:47 (2013)    Post subject: L'histoire de Paul Ygone, RP by Decagone ! Reply with quote

Ben tout seul, le chapitre 2 arrive dans la journée.
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PostPosted: Mon 4 Mar - 12:09 (2013)    Post subject: L'histoire de Paul Ygone, RP by Decagone ! Reply with quote

OK

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PostPosted: Tue 5 Mar - 16:02 (2013)    Post subject: L'histoire de Paul Ygone, RP by Decagone ! Reply with quote

Chapitre 2 : Un changement radical



Habituellement réveillé par le bruit des chariots de marchandise sur les pavés, Paul s'étonna ce matin-là d'être réveillé par un bruit de bottes. Plusieurs personnes s'approchaient, mais d'un pas uniforme. Il saisit son poignard, seule défense qu'il possédait en cas d'attaque. Il avait peur qu'un groupe de mendiants viennent lui dérober sa mince bourse. Il était seul, ses amis ne s'étaient pas installés dans la même rue que lui. Il fut surpris et finalement soulagé d'apercevoir les miliciens. Du moins avant que ceux-ci ne l'abordent.
Paul Ygone ? Demanda l'un d'entre eux.
-C'est moi-même, répondit-il prudemment.
-Vous êtes bien celui dont on vante les qualités d'acrobate ? Le questionna à nouveau le militaire.
-Je suis plutôt agile en effet. Je ne me débrouille pas trop mal, répondit Paul en essayant de cacher sa fierté.
-Très bien, veuillez nous suivre s'il-vous-plaît, trancha le milicien.
-Puis-je savoir où vous m'emmenez ? osa-t-il demander, l'air inquiet.
-Les questions seront pour plus tard, lui répondit sèchement le chef.”


Deux miliciens saisirent Paul par les bras et l'obligèrent à les suivre, laissant en plant ses affaires. C'était un réveil tourmenté qu'il était en train de subir. Il ne s'attendait en rien à ce que la milice l'embarque de bon matin. Il avait beau se creuser, il ne voyait pas ce qu'il aurait pu faire de mal. Il était toujours honnête, du moins pour un mendiant. De plus, les spectacles de rue étaient autorisés à cette période de l'année car ils distrayaient les touristes. L'avait-on injustement impliqué dans une affaire de vol, ou même de meurtre ? Que lui voulaient ces miliciens ? L'amenaient-ils directement pourrir dans une cellule froide et humide de la prison de Bonta ? Toutes ces questions se bousculaient dans sa tête et il commençait à paniquer. Ils arrivèrent finalement devant le gigantesque quartier général de la milice bontarienne. En silence, les miliciens le menèrent jusque devant Amayiro, le chef suprême des armées de Bonta. A sa grande surprise, Bardoc et Liam se trouvaient également là mais étaient visiblement arrivés un peu avant lui. Il s'installa sur un tabouret, à côté des deux autres. Il leur demanda à voix basse s'ils savaient ce que tous trois faisaient là. Ils lui indiquèrent que non d'un signe de la tête. Amayiro se leva.
"Bien ! Nous sommes au complet ! Vous pouvez disposer, dit-il aux gardes qui sortirent de la pièce. Si je vous ai réuni ici aujourd'hui, dans mon bureau, c'est parce que j'ai besoin de vous. Je m'explique. Cela fait plusieurs mois que j'envoie des hommes en repérage dans le monde des Douze. Et, il y a trois semaines, j'ai eu un rapport de l'un d'entre eux. Dans ce rapport il était écrit qu'il avait trouvé trois hommes d'une bonne condition physique et d'une agilité hors norme. Mon observateur a continué son analyse jusqu'à hier soir, et j'ai décidé de vous rencontrer. J'ai besoin de vous dans mon armée. Je vous engage durant une semaine d'essai. Je ne vous laisse pas le choix. Vous êtes contraints d'accepter ! C'est un cas de force majeure, mais je vous expliquerai tout à la fin de votre phase d'essai. MAJOOOOOOR ! cria-t-il. Un homme imposant entra dans la pièce. Il portait une belle armure et un sabre de parade était attaché à sa ceinture. Emmenez ces trois-là avec vous, reprit Amayiro. Donnez-leur leurs armes et armures. Ils seront sous votre responsabilité pendant leur semaine d'essai. Je compte sur vous Major Krant." Sur ces mots, le major entraîna avec lui les trois nouvelles recrues. Ils se rendirent alors à l'armurerie de la milice, située à côté de la forge. Un fumée épaisse s'échappait de la cheminée de cette dernière. On entendait les puissants coups de marteaux des forgerons sur le fer rouge. Dans l'armurerie, une quantité incroyable d'armures, d'épaulettes, de heaumes, de cottes de maille, d'épées, de dagues, de boucliers et d'armes et protections en tout genre étaient exposées. C'était le paradis de guerriers ! Les trois amis avaient les yeux grand ouverts et étaient émerveillés, tels des enfants. Un sourire amusé se décrivit au coin de la bouche du major. "Bien. entama-t-il, Messieurs, nous allons vous équiper afin de faire de vous de vrais soldats. Avancez-vous un par un, l'armurier vous donnera ce dont vous aurez besoin. Retrouvez-moi dehors une fois que vous aurez tout enfilé." Il sortit de la salle pour attendre ses trois recrues. Paul, Liam et Baroc obtinrent tous trois une armure, un casque, une épée, un bouclier, une dague et un arc et ses flèches. Tout cela leur pesait lourd sur les épaules. Surtout pour eux qui n'avaient pas l'habitude de porter du poids. Ils regrettaient presque leurs tuniques délabrées. Lorsqu'ils sortirent, le major commença à rire, se moquant de leur démarche. On aurait dit des automates aux articulations rouillées. Ils continuèrent leur route jusqu'à un grand centre d'entraînement. Des mannequins de bois étaient disposés un peu partout et présentaient les traces des passages de milliers de recrues. Le bois était ciselé par les coups d'épées qui l'avaient assaillis. Des cibles étaient également alignées pour permettre aux archers de se perfectionner dans leur domaine. On voyait aussi de nombreux cercles tracés dans le sable qui servaient de ring aux recrues chevronnées qui désiraient s'affronter. Le major leur demanda d'abord de lui montrer leurs aptitudes à l'épée. Un à un, ils frappèrent du mieux qu'ils pouvaient les mannequins. Le major constata que Baroc était le plus compétent dans ce domaine. Il assénait des coups rapides et puissants. Paul se débrouillait plutôt bien mais la force qu'il mettait dans son geste était moins intense que Baroc. Liam, quant à lui, avait plus de difficultés. Il ne possédait pas une force physique très impressionnante. Il était très mince mais vif. C'est dans son arc qu'il trouva sa voie. Liam était le plus doué des trois. Ses flèches étaient précises et se logeaient toujours dans la cible. Même lorsqu'il tira de plus de soixante mètres. Baroc lui n'arrivait pas à manier l'arc. Ses flèches partaient dans tous les sens et il arrêtait vite car il devenait un danger pour les autres ! Paul était moyen. Ses flèches atteignaient parfois la cible, mais pas à tous les coups. Baroc et Liam avaient trouvé leur spécialité. Mais Paul restait encore trop moyen dans ces deux domaines. Le major lui ordonna de quitter son armure et d'enfiler une armure de cuir qui traînait là. Il s'exécuta. Krant lui remis une deuxième dague et lui dit : "Essaye donc de te battre avec tes deux dagues." Paul obéit. Le major Krant fut agréablement surpris. Paul enchaînait les coups à une vitesse folle et se déplaçait de tous les côtés. Si le mannequin avait été un ennemi, il aurait été lacéré de tous les côtés avant d'avoir pu faire le moindre geste. Paul se déplaçait avec une agilité exceptionnelle et empêchait ses ennemis de riposter. Les trois recrues avaient désormais leur domaine de prédilection en matière de combat. Et en plus, ils étaient complémentaires. Ils s'entraînèrent ainsi pendant trois jours.
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PostPosted: Tue 5 Mar - 16:03 (2013)    Post subject: L'histoire de Paul Ygone, RP by Decagone ! Reply with quote

A suivre... Chapitre 3 en cours d'écriture !

(désolé pour la taille de la police mais je fais c/c d'Open Office et le forum veut pas corriger ! Je vous conseille un zoom 125% Wink )
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PostPosted: Mon 18 Mar - 22:46 (2013)    Post subject: L'histoire de Paul Ygone, RP by Decagone ! Reply with quote

Chapitre 3 ! Beaucoup plus intéressant, avec de l'action cette fois-ci Smile




Chapitre 3 : Première mission


Après trois jours, un messager arriva à toute vitesse sur le dos de son cheval et vint parler à Krant. Il repartit aussi vite qu'il était apparu après avoir délivré son message. Krant avait l'air grave. Il dirigea son regard vers les néophytes, inquiet de ce que pouvait penser leur mentor. Il leur demanda de le suivre. Arrivés dans une taverne, ils s'assirent tous les quatre à une table isolée où personne ne pourrait écouter leur conversation. Le major commença : "Le messager de tout à l'heure m'a appris une chose importante. Selon nos informations, les armées de Brakmar auraient installé un camp dans les landes de Sidimote. Ils y fabriqueraient de nombreux armes à l'aide des métaux extraits des mines à proximité. C'est une grave menace pour l'armée Bontarienne car nos avant-postes des champs de Cania sont situés à un peu plus d'un jour de marche. Si une armée importante se présentait, nous ne ferions pas forcément le poids. J'ai donc besoin de vous. J'ai été marqué magiquement par les Brakmariens. Cela leur permet de repérer ma présence grâce à un dispositif magique complexe, dans un rayon d'un kilomètre. Nous avons besoin d'espions pour cette mission, et j'ai décidé de vous la confier. Je ne pourrai pas vous suivre, vous serez donc livrés à vous-même. Cette mission est de la plus haute importance, vous n'avez pas le droit à l'échec. Si vous vous faites repérer, les Brakmariens sauront que nous avons connaissance de leurs plans. Vous devez donc faire preuve d'une discrétion hors pair. Je veux un rapport d'espionnage qui comprendra le nombre approximatif d'ennemis présents dans le camp, la localisation de ce dernier ainsi que des informations sur leur armement : est-ce que ce sont de simples soldats ou y a-t-il des unités d'élite ? Possèdent-ils du matériel de guerre ? Etc. Je compte sur vous, c'est une mission capitale. Vous devez également revenir avant la fin de votre semaine de test. Mais je vous rassure, si vous réussissez, vous serez automatiquement engagés. Je n'ai plus rien à ajouter. conclut-il, Et vous vous n'avez pas de temps à perdre !" Les trois nouveaux espions se dépêchèrent d'enfourcher leurs dragodindes. Ils cavalèrent longtemps jusqu'à arriver à l'orée des landes de Sidimote. Là, ils s'arrêtèrent. Devant eux se trouvait une étendue sombre et lugubre. Une plaine infertile et effrayante d'où emmenaient quelques hurlements de bêtes sauvages. Ils se regardèrent un moment, puis s'engagèrent, sachant qu'ils ne pouvaient plus faire demi-tour. Les dragodindes étaient nerveuses. Ces êtres, apprivoisés par l'homme depuis des siècles, étaient de nature craintive. A l'état sauvage, elles se déplaçaient en troupeau et fuyaient toutes les autres espèces vivantes. Elles n'étaient pas fortes physiquement mais doté d'une rapidité et d'une endurance sans égal dans tout le monde des Douze. Les landes étaient sombre, mais elles devenaient abyssales lorsque le soleil se couchait. Les trois compères décidèrent de dresser leur camp. Ils allumèrent un feu et attachèrent leurs montures pour qu'elles ne leur échappent pas. Baroc se chargea de nourrir les bêtes et de leur donner de l'eau. Liam, lui, se chargea de préparer le repas, pendant que Paul faisait une ronde dans les alentours pour détecter une potentielle menace ennemie. Il grimpa même au sommet d'un oliviolet pour agrandir son champ de vision. Cependant, l'obscurité l'empêchait de voir loin. Mais le fait de ne voir aucun feu de camp aux loin le rassura. Il tendit une dernière fois l'oreille, puis retourna au près de ses camarades. Ils mangèrent les immondes rations de soldats. Même la nourriture des montures avait l'air plus appétissante. Liam et Baroc se couchèrent dans leur couverture, et Paul resta pour faire le guet. Ils instaurèrent une rotation de la garde toute les deux heures. Ils dormiraient six heures cette nuit et repartiraient le lendemain à l'aube. Si tout se passait bien. Le tour de garde de Paul passa. Il réveilla Liam et s'emmitoufla dans son épaisse couverture. Au bout d'une heure, Liam entendit un craquement. Il prit son épée à deux mains et s'aventura vers le bruit suspect. Il ne trouva rien. En retournant sur le tronc d'arbre où il était assis avant d'être dérangé, un second craquement l’interpella  Celui-ci venait de la direction opposée. Liam réveilla Paul et Baroc, ne voulant pas courir de risques. Les deux se saisirent de leur épée. C'est alors qu'un Ouginak sauta sur Liam. In extremis, Baroc réussit à mettre son arme en opposition à celle de la créature. Ni une ni deux, Liam le trancha en deux. Quatre autres monstres surgirent de l'ombre. Les trois soldats eurent raison de leurs agresseurs en quelques minutes. Après leur combat, les trois acolytes s’assirent sur le tronc, soufflant avec soulagement. "Cet endroit est vraiment dangereux, lâcha Liam dans un soupir, j'y serais passé si Baroc n'avait pas été là." Les deux autres se contentèrent de hocher la tête, repensant à ce qui venait de leur arriver. Ils reprirent chacun leur place dans leur couverture, et Liam resta sur son tronc. Mais il était clair qu'aucun d'eux ne fermerait l'oeil du reste de la nuit. Lorsque le tour de garde de Baroc toucha à sa fin, tous se préparèrent à repartir. Ils scellèrent leurs montures, éteignirent le feu et repartirent en silence. Régulièrement, ils s'arrêtaient pour que Paul puisse monter à un arbre mort et observer au loin. Mais aucun campement n'était en vue. Ils continuaient donc leur route afin de trouver l'objet de leur mission. Au bout de quelques heures, l'écaflip repéra une sorte de grotte. Ils décidèrent alors de descendre de leurs dragodindes et de les laisser là, pour plus de discrétion. Ils avancèrent silencieusement en direction de cette grotte. Arrivés sur place, ils se rendirent compte que c'était en fait l'entrée d'une mine. Des coups de pioches sur la roche raisonnaient. Les trois soldats furent pris d'une peur qui leur donna des maux d'estomac. Paul, rassemblant tout son courage, dit en chuchotant "J'y vais. Je vais voir si je peux m'approcher discrètement. Je reviens vite." Il ne laissa pas le temps aux autres de protester. Il fila en direction de l'entrée. Liam voulut le suivre mais un bras le retint. Il sentit un coup sur l'arrière de sa tête et perdit connaissance dans un petit cri. Baroc se retourna et subit le même sort. Pendant ce temps, Paul était entré dans la mine, il marchait à quatre pattes, à ras le sol, tel un félin chassant sa proie. Ainsi, il ne faisait aucun bruit et son ouïe développée lui permettrait de repérer un ennemi approchant. Il arriva à une sorte de falaise souterraine. Un escalier de pierre abrupt descendait au tréfonds d'une mine dont il voyait à peine le fond. Un système de remonte-charge était installé et remontait des chariots chargés de minerai. Ce système se trouvait de l'autre côté de la mine. Il supposa donc que l'entrée pour laquelle il était passé n'était plus utilisée, ce qui expliquait les grosses pierres présentes dans la grotte. Il fit une estimation du nombre de mineurs. Au moins deux-cents personnes s'acharnaient à creuser la paroi. Il ne vit pas de voies vers d'autres salles. Il voyait donc la mine dans sa totalité. Il décida de partir. Quand il sortit, il fut étonné de ne pas voir ses amis dehors. Il fit un tour rapide à leur recherche jusqu'à ce qu'un objet attire son attention. Près d'un buisson se trouvait une dague. Il la ramassa et constata qu'il s'agissait d'une arme bontarienne. Une angoisse le prit à l'idée que ses amis avaient pu être capturés, ou pire, tués. Il se ressaisit lorsqu'il entendit des voix près de lui. Il se précipita derrière un buisson. Un groupe d'hommes armés approchait. Ils transportaient les corps inanimés de Baroc et Liam. Paul mit ses deux mains sur sa bouche pour empêcher un cri d'effroi de sortir. "Capitaine, nous avons fait le tour du secteur. Aucune trace d'un autre individu, dit un premier homme.
-Bien, vous trois, amenez les deux prisonniers au campement, les autres restent avec moi pour surveiller le tour de la mine, ordonna celui qui semblait être leur chef." Paul reconnut l'emblème de Brakmar, cousue sur les uniformes des soldats. Il décida de suivre ceux qui transportaient ses amis. Ils le mèneraient directement à leur campement. Il remarqua que les soldats se déplaçaient en file indienne. Une idée lui vint alors. Il les suivit jusqu'à apercevoir le campement au loin. Il s'approcha alors silencieusement du soldat qui fermait la file. Il surgit comme une ombre sur le soldat, mis sa main sur la bouche de sa victime et lui trancha la gorge. Tout cela sans un bruit. Il déposa délicatement le corps à terre et surgit sur les deux autres, plantant ses deux dagues, une dans chaque Brakmarien. Ils tombèrent sur le sol, morts. Paul cacha les corps plus loin, dans un fourré. Il essaya de réveiller ses amis. Ces derniers reprirent lentement leurs esprits. Il leur expliqua ce qui s'était passé. Chacun reprit son équipement et ils avancèrent en direction du camp. L'alarme n'avait pas du être donnée car les soldats n'avaient pas atteint leur campement, ne se doutant pas qu'un troisième espion était là. Les trois espions arrivèrent à une centaine de mètres du camp et grimpèrent en haut d'un arbre pour voir au dessus des palissades de bois. Une cinquantaine de tentes étaient plantées là. Elles pouvaient abriter environ deux-cent-trente personnes. Une vingtaine de soldats Brakmariens étaient présents dans le camp et ses alentours. Il devait donc y avoir une trentaine soldats en tout, en déduisit Paul. Les vingts du camp, les deux-cents mineurs et dix autres soldats, tout au plus, qui devaient roder autour de la mine. Ils avaient maintenant les informations qu'ils étaient venus chercher. Cependant un problème persistait. Les soldats allaient bientôt s'inquiéter de la disparition de trois de leurs homologues et trois autres soldats au minimum étaient au courant de la venue d'espions. Paul, Liam et Baroc décidèrent de ne pas courir de risques, ils retournèrent donc vers la mine, dans le but d'éliminer ceux qui les avaient vus. Arrivés sur place, ils virent les trois soldats à l'entrée de la mine. Aucun autre ne rodait dans le secteur. Ils s'approchèrent à pas de loups au-dessus de l'entrée de la mine. Paul les reconnut et hocha la tête. Il sorti sa dague de son fourreau et ses alliés en firent de même. Il fit un décompte avec ses doigts et se laissa tomber sur son ennemi qu'il assaillit. Les deux autres soldats subirent le même sort. Personne ne les avait aperçus. Ils cachèrent les corps inertes sur leurs épaules et s'enfuirent en vitesse. Il leur fallait maintenant camoufler les meurtres, pour que les soldats ne suspectent pas une intrusion bontarienne. C'est Liam qui eut alors une idée. "Nous n'avons qu'à faire passer cela pour une attaque d'ouginaks. Les landes en grouillent." Les deux autre approuvèrent cette idée. Ils cachèrent ces corps et ramenèrent ceux des autres soldats. Il leur fallait maintenant trois ou quatre cadavres d'ouginaks, pour faire passer le carnage pour une attaque sanglante. Ils partirent donc à la chasse à l'ouginak. Ils réussirent à tuer quatre de ces créatures et les apportèrent jusqu'aux corps des soldats. Ils disposèrent les macabés de telle façon que le scénario fut crédible. Contents d'eux, et plus du tout effrayés, les trois amis s'en allèrent rejoindre leurs montures. Ils reprirent la route de Bonta et s'arrêtèrent pour dormir au même endroit qu'à l'aller. Mais ils ne furent cette fois pas dérangés par des créatures sauvages. Ils arrivèrent à leur cité à la tombée du jour suivant. Ils se rendirent prestement à la milice, où les attendait le major Krant. Liam, le meilleur orateur des trois, raconta leur périple au major. Ce dernier eu peur tout le long du récit mais fut soulagé qu'ils aient réussi à trouver un stratagème pour effacer les soupçons. Krant s'éclipsa alors dans le bureau d'Amayiro. Il lui raconta le déroulement de la mission de ses recrues dans tous les détails qu'il connaissait et lui remit le rapport d'espionnage. Amayiro fit entrer les trois néophytes. "Vous avez fait preuve de beaucoup d'imprudence durant cette mission, commença-t-il. Les Brakmariens auraient pu être mis au courant de nos agissements. Votre manque de prudence aurait pu vous coûter la vie et surtout la découverte de nos connaissances par les Brakmariens. Cependant, vous avez également prouvé votre courage et votre solidarité. Vous avez fait une bonne équipe. Je n'ai rien à redire sur les assassinats, là, votre discrétion était parfaite. Votre ruse m'a aussi surpris. Comme quoi, je n'engage pas que de parfaits idiots ! Je décide donc de vous engager, mais faites très attention à l'avenir, vous n'aurez pas d'autre chance. Vous devenez soldats à part entière. Je vous affecte à l'unité du major Krant. Ils continuera à vous apprendre les rudiments du métier et vous donnera vos missions. Ne me décevez pas soldats. Vous pouvez disposer." Les trois amis sortirent sous le regard amusé de Krant, heureux d'être engagés et d'avoir réussi leur première mission.
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